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Chien atteint de gale sarcoptique
Chien atteint de gale sarcoptique
Sarcoptes scabiei, l'agent de la gale sarcoptique
Sarcoptes scabiei, l'agent de la gale sarcoptique

GALE SARCOPTIQUE CANINE

Qu’est ce que la gale sarcoptique canine ?

Il s’agit d’une dermatose parasitaire contagieuse due à la présence et à la prolifération dans la couche cornée des chiens d'un acarien Sarcoptes scabiei var. canis, caractérisée cliniquement par une atteinte cutanée croûteuse et prurigineuse.
La gale sarcoptique est une acariose fréquente en collectivité et vivant à l’extérieur: chenils d'élevage, chenils SPA, militaires, chiens de meute... Elle se rencontre souvent chez des chiens vivant en groupe à l'extérieur : chiens errants, chiens de SDF, chiens de chasse. Elle peut s'observer sur des chiens de tout âge et de tout sexe.

Comment s’attrape et se déclare la maladie ?

La contamination se fait soit par l’intermédiaire d’un autre chien atteint, soit, assez souvent, avec un renard (80-90% des renards ont la gale). Tout le cycle se déroule sur l’animal, sur lequel on observe tous les stades du développement (adultes, œufs, déjections). Sa durée est d'environ 10 à 14 jours.  La résistance du parasite dans le milieu extérieur est faible, seulement de quelques jours. Cependant, en chenil, étant donné le nombre d’animaux, la transmission peut également se faire via l'environnement d'un animal infesté (boxes, niches, paniers...).

Est-elle contagieuse ?

Cette parasitose est très contagieuses pour les autres chiens. Les cas de gale sarcoptique chez le chat sont en revanche exceptionnels.
La contamination humaine est également possible. En revanche, le parasite du chien est différent de celui de la gale de l’homme. Il a du mal à se reproduire dans la peau humaine et la maladie s’arrête souvent spontanément lorsque le chien est traité. Chez l’homme, cela se manifeste des boutons (papules) très prurigineux appelés "prurigo galeux", le plus souvent sur les avant-bras des propriétaires. Les démangeaisons sont limitées par l'application de pommades anti-inflammatoires. Les signes disparaissent spontanément en 2 à 3 semaines après le traitement des chiens.

Quels sont les symptômes ?

L‘incubation est très variable, en moyenne 3 semaines, mais cela peut aller de 1 à 6 semaines. Certains chiens n'auront que peu de symptômes ou seront des porteurs sains, tandis que d'autres vont présenter des lésions en 4 à 8 semaines.
Le prurit est très intense. Le parasite creuse des « tunnels » microscopiques dans l’épiderme ce qui crée des irritations ; de plus, une réaction allergique se crée autour des tunnels (salive, antigènes de paroi du parasite) ce qui renforce les démangeaisons.
Les lésions ont des localisations préférentielles : bord externe des pavillons auriculaires, abdomen, flancs, coudes (photo). Elles peuvent s'étendre rapidement. Les lésions primitives se caractérisent par l'apparition de boutons (papules) surmontées de croûtelles, ce sont les boutons de gale. Rapidement, la peau devient croûteuse, épaissie, plissée, et grisâtre. L'animal présente des dépilations diffuses et irrégulières.
Au niveau des oreilles, l'inflammation peut se solder par l'apparition de nombreuses petites croûtes sableuses. On y observe souvent un réflexe oto-podal : en grattant le bord externe des oreilles des chiens galeux, il est possible de déclencher un réflexe de grattage du membre postérieur localisé du même côté.
Des plaies de grattage viennent se surajouter au tableau clinique, ainsi que d’éventuelles surinfections bactériennes.
Lorsque les symptômes durent, on peut avoir une atteinte de l’état général avec amaigrissement, ganglions augmentés de taille.
Les signes clinique sont plus marqués sur des chiens ayant des carences nutritionnelles, maladies intercurrentes, ou un milieu de vie avec hygiène défavorable.

Comment la diagnostique t-on ?

Le diagnostic se fonde sur le recueil de l’anamnèse et la clinique et surtout sur la mise en évidence de la présence des parasites. Le vétérinaire réalise alors des raclages cutanés souvent nombreux, dans certaines zones préférentielles (coudes, bords des oreilles) et sur des lésions récentes. Les prélèvements sont ensuite observés au microscope. L’acarien est de petite taille, ses pattes sont disposées en 2 groupes, antérieur et postérieur, et ne dépassent pas le rostre en avant et le corps en arrière (photo).
Il n’est pas toujours facile de mettre en évidence le parasite, on ne l’identifie que dans 2/3 des cas. Dans ce cas, on peut chercher des anticorps dans le sang du chien par prise de sang envoyé en laboratoire vétérinaire.

Quelles sont les modalités du traitement ?

Il existe plusieurs traitements acaricides de qualité. Les traitements peuvent être locaux, et reposent alors sur des applications cutanées répétées pendant 3 semaines environ de façon à couvrir la durée du cycle du parasite. Les traitements peuvent également être systémiques grâce à l’application de spot-on (pipettes). Le traitement est choisi par le vétérinaire en fonction de l’intensité des symptômes, des lésions, de l’état général de l’animal.
Il est toujours recommandé de nettoyer la couche de l’animal et de traiter les autres chiens présents dans la maison.

Peut-on éviter la maladie ?

La prophylaxie se fait en élevage. Elle repose sur les mesures d'hygiène classique (nettoyage et désinfection réguliers des boxes, vide sanitaire), ainsi qu'un bon état général des animaux de façon à limiter tous les facteurs favorisants une expression clinique.
Le pronostic est excellent après quelques semaines de traitement (entre 15 et 30 jours).